Du 08 au 10 septembre 2025, Kinshasa a abrité un atelier de plaidoyer sur la pharmacovigilance et son intégration dans les programmes de santé publique. Initié par l’Autorité Congolaise de Règlementation Pharmaceutique ACOREP en sigle, avec l’appui financier des partenaire dont Africa CDC à travers la Saving Lives and Livelihood, cette activité a connu la participation des plusieurs délégués des institutions parties prenantes dont notamment le Centre National de la Pharmacovigilance (CNPV), le Programme Elargi de Vaccination (PEV), le Programme National de Lutte contre le Sida (PNLS), le Programme National de Lutte contre la Tuberculose (PNLT) ainsi que le Programme National de Lutte contre le Paludisme PEV.

En effet, pendant trois jours, les experts des différents programmes de santé publique qui utilisent les médicaments spécialisés ont réfléchi sur l’importance d’implémenter la pharmacovigilance dans leurs politiques respectives. Ce, afin d’épargner le plus des vies qui sont fauchées – souvent par ignorance – à cause des méfaits ou des effets indésirables des produits pharmaceutiques consommés par les populations congolaises.
En République Démocratique du Congo (RDC), l’ACOREP assure la supervision réglementaire des médicaments, tandis que le ministère de la Santé (MS) définit les priorités stratégiques en matière de santé. L’un des objectifs principaux de cet atelier est donc le renforcement de l’interface entre ces deux institutions, ce qui est indispensable pour garantir que la pharmacovigilance soit pleinement intégrée dans les programmes de santé publique, dans les processus réglementaires ainsi que dans la pratique clinique.

Plusieurs interventions des scientifiques experts, des médecins et pharmaciens ont caractérisé ces assises à l’issue desquelles des grandes recommandations ont été faites particulièrement à l’endroit du gouvernement qui édicte la politique à suivre dans ce secteur. Il s’agit essentiellement du financement national qui reste très faible, exposant ainsi le système à une dépendance extérieure.
Il sied de retenir que la pharmacovigilance constitue un pilier essentiel de la santé publique, permettant le suivi continu de la sécurité, de l’efficacité des médicaments et des vaccins. Son rôle est particulièrement critique dans les pays à revenu faible et intermédiaire, où l’accès rapide à de nouveaux produits de santé doit être équilibré par un suivi rigoureux de la sécurité.